Je doute que cela puisse intéresser quelqu'un, mais si cela nous donne l'occasion de discuter sur la toile, pourquoi pas ? C'est peut-être aussi l'occasion de renouer certains contacts...

Le déclic en 1973 : une moto non identifiée filant à toute allure dans une avenue de Lille à la nuit tombée. Moi 20 ans.
Deuxième déclic peu après : une double page de publicité dans Motocyclisme pour Triumph fait de moi un anglophile.
Premiers tours de roues dans la campagne, sans permis ni assurance, sur une Motobécane 125 4-temps.

125 Tobec, que j'ai eu la bien malheureuse idée de mettre en pièces, pour la vendre bien des années plus tard, sans l'avoir remontée ! Photo de ma Motobécane

Photo de ma BSA Ma première Anglaise, une BSA 250 Starfire de 1970, avec laquelle j'ai sillonné les routes d'Ecosse entre octobre 1973 et mai 1974 : premières chutes (sans gravité), premières pannes (insignifiantes).

Printemps 1974 : permis moto passé en Ecosse sur une BSA 250 Starfire achetée dans ce but, et revendue avant mon retour en France pour une belle 650 Triumph TR6R Tiger (Qu'es-tu devenue ?)

Juin 1974. Photo prise sur l'île de Skye. Photo de ma Triumph

Mai 1975 : P. Bral, concessionnaire à Isbergues (62), me reprend ma Tiger pour l'achat d'une Norton 850 Commando Mk II A Interstate neuve (que j'ai toujours et qui reste la seule moto que j'aie jamais achetée neuve ! ). Cette Commando, utilisée en duo/tourisme à 97%, m'a conduit (et ramené) dans vingt pays différents (de la Norvège au Maroc et de l'Irlande à la Turquie, pour faire court ).

Photo de ma Norton Mariage en septembre 1975, et la Commando se devait d'être de la fête !

En 1981, je fonde le Norton Club du Nord de la France, lequel comptera plus de 200 membres dans tout le pays. J'édite pour le club le fanzine Vibrations, m'injectant par la même occasion le virus d'écrire à propos des motos que j'aime.

En 1984, pour venir en aide à ceux qui veulent continuer à rouler en Anglaise, je crée Brit' Moto Import, pour importer de la pièce d'Angleterre. Mais je ne me sens décidément pas une âme de commerçant, et j'abandonne très vite.

En juillet 1987, paraît le n° 1 de Chroniques Moto, premier vrai magazine de motos classiques en France, dont je suis le co-fondateur et le rédacteur en chef. Ce magazine se développe bien, mais connaît des problèmes de trésorerie. En désaccord avec le projet de reprise, je quitte le magazine début 93 (Chroniques Moto disparaîtra tout à fait 18 mois plus tard).

En juillet 1993, sort le premier numéro de la collection Motoscopie, Triumph Bonneville. Parallèlement à la rédaction des trois numéros suivants, je rédige mon Histoire de Moto Guzzi (1921-1993), qui paraît en février 1994. Ce premier livre est bien apprécié et se voit réédité en 1998 ; il fait au printemps 2005 l'objet d'une nouvelle édition en deux volumes.

Entretemps, le nombre de Motoscopies publiées est passé à 12 et marque une pause. En juin 1999, me vient l'idée de rédiger le premier livre sur Voxan. Il sera publié presque deux ans plus tard, le moral de son auteur ayant connu des hauts et des bas.

Pour en revenir aux motos, la Norton ne sert plus que pour de petites escapades dans la région. Elle a connu un certain nombre de copines : side-car 750 BMW, revendu pour un Moto Guzzi 1000 Convert (utilisé en solo et side), Triumph 500 Adventurer, Honda 1100 Gold Wing, revendue pour une NTV 650, une autre Gold Wing 1100 + side-car Jewell, pour ne citer que les principales.

Eté 2005 : je réalise l'un de mes plus vieux rêves en achetant une BMW, sous la forme d'une R80 G/S Paris-Dakar de 1985 ! Avec sa mécanique simple et son réservoir de 35 litres, cette moto représente l'idée que je me fais des voyages à moto. A cette date-là, la rédaction de mon nouveau livre est entamée : ce sera "Les flat-twins BMW", de 1923 à 2006. Il paraît en février 2007.

Trois ans plus tard, je reviens à mes premiers amours en publiant Triumph Bonneville et tous les twins. Les mille exemplaires imprimés sont désormais épuisés et il semble que ce titre soit le dernier de la série.

En attendant, je ne suis toujours pas parti pour ce grand voyage dont je rêve, et je me contente de le vivre par procuration, en suivant les aventures d'Hubert, que je vous invite à suivre aussi sur le Net : www.thetimelessride.com